Trouver la lumière

Je savais qu’on pouvait adorer des idoles provenant du monde artistique, sportif, politique : David Bowie, Constantina Tomescu, Laure Waridel, etc.

Mais je ne savais pas qu’on pouvait éprouver un sentiment semblable envers des scientifiques. J’en ai fait l’expérience lorsque je suis entrée à la maitrise. Tout comme en musique, dans les sports ou autres, il existe effectivement des chercheurs dont les réalisations, la portée de leurs résultats ou les écrits trouvent une résonance particulière. Le premier chapitre lu dès mon premier jour à la maitrise était écrit par Catherine Snow. J’en parle encore 10 ans plus tard. Snow a cette écriture habile et directe qui confirme la brillance de son jugement et l’applicabilité de ses propos. Encore aujourd’hui, je la lis et je vis couramment des moments de grande lucidité à travers ses écrits.

Mais malgré toute son unicité, Catherine Snow trouve, en ce qui me concerne, un équivalent en la personne de Michael Pressley, malheureusement décédé en 2006. Fait surprenant, Pressley publiait encore jusqu’à très récemment des articles ou chapitres déjà entamés et terminés par ses collaborateurs suite à son décès. Et ses écrits, plus de 350, sont fabuleux pour les pédagogues tout comme pour les scientifiques.

Snow et Pressley ont été des inspirations très fortes depuis le début de ma vie (très jeune) d’universitaire, mais en parallèle, c’est leur engagement auprès des jeunes en difficulté et des étudiants qui représente un modèle pour moi.

Je réalise en fait qu’il existe des points en commun entre ces personnes que l’on admire. Il s’agit peut-être de leur rayonnement et de l’envie de s’élever qu’ils éveillent en nous. J’aurais pu vous parler aussi de Linda Siegel, de Joseph Torgesen ou de Nonie Lesaux et je le ferai probablement plus tard, car je les retrouve constamment sur ma route. D’ailleurs, Nonie Lesaux, j’hésite à en parler car il est assez souffrant de le faire. Voilà pourquoi : même âge, même domaine de recherche, sympa, mignonne, prof à Harvard (?!!) et nouvelle récipiendaire du « president early carrer award » remis par Obama pour la qualité de ses recherches. Et moi qui manque de sommeil…

Peu importe. Albert Bandura nous a déjà dit que le fait d’admirer quelqu’un peut nous donner envie de l’imiter, de s’approcher, en terme de réalisation, de cette personne. Comme des lucioles attirées par la flamme d’une lanterne. À nous de laisser passer la lumière.

A propos ratonnedebiblio

Elle fait le pari que les gens curieux ont une longueur d'avance dans la vie.
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