La course destination livre

J’ai 90 minutes pour passer au centre commercial et m’acheter, comme le dit mon amoureux, une « nouvelle guenille » à me mettre sur le dos en vue de la conférence de l’AQETA vendredi. Je quitte la maison avec l’intention ferme de rentabiliser ces 90 minutes au maximum, alors je visualise en route les trois boutiques que je vais visiter, en précisant dans ma tête chaque pas me menant à ces boutiques et surtout, vers leurs sections soldées. Je stationne ma voiture et j’entre d’un pas décidé dans le dit centre commercial. Je sais, cela prend des allures de marathon, mais le magasinage, ce n’est pas mon rayon.

Et je passe devant la librairie.

Alors je décide d’éliminer deux boutiques sur trois, je me dirige d’un pas rapide vers boutique no.3, j’achète le premier veston noir en solde (polyvalent, simple, chic), il sera toujours temps à la maison de l’agencer avec des plus vieilles « guenilles ». Le temps presse, il me reste 75 minutes pour débrousailler la librairie que je n’ai pas visitée depuis des mois parce que poussette et quatrième de couverture ne sont pas bons amis.

Et je ressors les poumons gros comme la terre tellement je suis gonflée de bonheur. J’ai acheté trois livres qui feront l’objet de billets subséquents. Vous voulez savoir lesquels ? Et bien revenez !

Pour boucler ce billet, la course destination monde sera de retour bientôt, sur le Canal Évasion. C’est Philippe Falardeau qui n’est pas convaincu de la nouvelle formule et je dois dire que ses arguments sont solides. Mais j’ai un parti pris. La Course était un rendez-vous religieux pour moi dans les années 90. Que j’ai aimé Hugo Latulipe ! Et François Parenteau. Et Ricardo Trogi. Et Denis Villeneuve. Et le Falardeau en question. Adolescente, j’ai un peu grandi avec la course, moi qui n’avais jamais pris l’avion.

J’ai bien l’intention de lui donner une chance à cette course, car il y a des moments qui me sont restés gravés dans l’âme. C’est d’ailleurs le dernier film d’Hugo Latulippe dont je me souviens quand j’ai le moral à plat. En voici un extrait:

Revenir après 40 décollages, 97 contrôles douaniers, 181 appels outremer, 567 repas, 192 collé sur Milou, 62 interviews, 6-7 sanglots et 3167 éclats de rire, une vingtaine de petits films et une conviction :
si les ti-culs de Karachi peuvent sourire à manger de la marde,
si les p’tits Soudanais peuvent danser l’estomac plein de sable,
si un Palestinien peut oublier le meurtre de sa mère au nom de la paix,
je vois pas pourquoi moi, j’aurais pas confiance jusqu’à la fin du monde,
j’vois pas pourquoi moi, je sourirais pas jusqu’à la fin des temps!

Bonne chance aux coureurs.

A propos ratonnedebiblio

Elle fait le pari que les gens curieux ont une longueur d'avance dans la vie.
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