En vue des élections

J’aime penser que c’est possible, qu’un jour par exemple il y aura un réseau de transports en commun tellement efficace et varié que nous n’aurons plus besoin de voitures pour entrer en ville. Et si j’aime penser que c’est possible, c’est que la ville de Berlin y arrive avec élégance, modernisme et détermination. J’ai visité la ville en 1995 alors que les Allemands se sortaient (géographiquement seulement) de leur grande division et que le mur y était encore, bien visible, ceinture grise peinte et repeinte des dizaines de fois pour rapiécer d’espoir la désillusion. Déjà, déjà, je me déplaçais partout entre l’Est et l’Ouest, en passant par la station centrale Zoologischer Garten et empruntant U-bahn (métro) S-bahn (version allemande du RER), tramway, bus. J’ai un ami qui est allé l’an dernier et qui m’a dit: « 1995 ? Non mais aujourd’hui, tu serais complètement soufflée, ça n’a plus rien à voir ! » Berlin a connu un développement fulgurant depuis et ce, surtout en ce qui concerne les transports. Peut-être que les Allemands n’ont eu d’autres choix après la destruction massive de la ville en 1945. Bien alors ! Qu’est-ce qu’on attend, un bombardement ?

En parallèle, j’achète parfois le Courrier International et je le déguste pendant des semaines. C’est tellement nourissant de lire ce qu’on écrit ailleurs dans le monde. Je ne sais pas si tous les articles sont bien traduits, mais je sens que les idées font leur chemin et c’est ce qui compte.

La dernière édition a un titre pour le moins choquant. On y a souvent référé, même Denys Arcand l’a fait, mais il semble en ce moment que toutes les pièces sur l’échiquier sont disposées de telle sorte que la fin de l’Occident soit de plus en plus envisageable. Épeurant ? Mais non. Rabat joie ? Peut-être. Mais certainement pas plus rabat joie que les grandes banques américaines qui se sont vigoureusement et ironiquement tiré dans le Nike Air. Si la fin du capitalisme sauvage est souhaitable, la fin de la social démocratie est probablement plus inquiétante. Mais comment continuer à appuyer ce modèle quand l’alternative au capitalisme (le communisme) est mort et déjà refroidi en Occident ? Trouver un bon dosage, un modèle qui, malgré toute l’impossibilité que cela représente, tire le meilleur des deux mondes, est beaucoup plus ardu aujourd’hui alors que la capitalisme est LE seul modèle auquel on réfère et malheureusement, on aspire. Donc, les programmes sociaux, on en veut un peu, mais pas au point d’être imposé parce que hého, on ne veut as perdre notre sacro saint pouvoir d’achat ! Non mais.

Voilà, la fin de la social démocratie et l’expansion du néolibéralisme pervers qui s’infiltre partout.

Donc, on ne perd pas le fil ici. J’ai commencé avec Berlin, ensuite j’ai tracé une ligne parallèle avec le Courrier international, et là, je boucle. J’ai reçu dans mon courriel UQAM une invitation inspirante. Le coeur des sciences a toujours des conférences fascinantes sur des phénomènes scientifiques et sociaux. On nous invite le 14 avril a assister à une conférence: Notre salut: la social écologie.
C’est Éloi Laurent, notamment professeur à Paris et à Stanford (wow, deux jobs de prof, mais quand dort-il ?) qui discutera de cette alternative à la social démocratie. Je me trouve donc inspirée par cette idée d’égalité conjuguée d’écologie. Qu’en pensez-vous ? Les élections sont là !

A propos ratonnedebiblio

Elle fait le pari que les gens curieux ont une longueur d'avance dans la vie.
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