Article 24

« Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques. » Il s’agit bel et bien d’un article (le 24) de la déclaration universelle des droits de l’homme. Et pendant ce congé auquel j’ai encore droit, je lis avec un plaisir incommensurable ! Voici quelques vignettes à l’image de mon été.

1. Loi de la gravité, mécanique quantique, hypothèse de la Terre rare, des sujets trop sérieux pour les vacances ? Absolument pas si on découvre Théories en 30 secondes dans lequel 50 théories scientifiques intrigantes mais combien passionnantes nous sont expliquées avec simplicité, juste ce qu’il faut pour réactiver ces neurones endormis et le goût de s’émerveiller. Dessins, illustrations, exemples concrets, humour accompagnent les courtes explications. Bravo Paul Parsons.

2. Anita me prête une pile de bouquins, certains sont immédiatement engouffrés et d’autre poireautent, dont Tous les matins je me lève.

D’emblée, ce petit roman ne me séduit en rien. Mais après quelques manipulations, ouvre, ferme, dépose, relis la quatrième, lis un petit passage en plein milieu du livre, je me dis bon, allons-y. Et là, surprise, je me farcis une histoire désopilante sur un homme iconoclaste, irresponsable et irréfléchi mais combien touchant. La façon dont il engueule le directeur d’école fréquentée par son fils est savoureuse. Comme quoi VIVE les vacances pour nous amener vers des zones qu’on imagine impossibles.

3. Il est Italien. Antonio Tabucchi nous lance neuf nouvelles comme je les aime, dans Le temps vieillit vite, sur le temps qui passe et laisse une trace, parfois même une large marque au fer rouge. Le bonheur de lire des nouvelles, c’est que chaque jour amène un nouveau monde dans lequel on se retrouve, on se situe, on s’y insère.

Je dois aussi et enfin élaborer sur la conférence à laquelle j’ai eu le bonheur d’assister à St-Pete au début du mois. Quand je me pâme sur des jeunes chercheurs étonnants d’énergie et de savoir, j’ajoute maintenant à cette liste Amanda Goodwin, qui a conçu un modèle pour évaluer les habiletés morphologiques (préfixes, suffixes, racines et accords) en langue écrite. Michael Kieffer, jeune new yorkais que j’imagine dans un appartement ultra moderne et minimaliste (ok détail impertinent et totalement fabuleux), discute avec des vieux de la vieille sur la recherche dans son domaine comme s’il le faisait pour son équipe de foot préférée dans un pub rempli de vieux loups de mer. Et que dire de Yaacov, de l’Université de la Floride, à peine 30 ans et déjà rédacteur d’un chapitre dans le tout nouveau handbook of reading research. On a discuté du très sérieux sujet de la poutine et des sandwiches viandes fumées chez Schwartz. C’est aussi ça les conférences.

Je repars en conférence samedi, cette fois en Belgique. Faune très différente de celle des États-Unis. Les questions et les façons de les poser encore plus. Je dois admettre que malgré toutes mes exaspérations envers les américains, lorsqu’il est temps de discuter recherche, les européens me déconcertent souvent alors que les rejetons de l’Oncle Sam m’inspirent. Je suis décidément très nord américaine. Je n’en suis pas à une contradiction près, de toute façon.

Léonidas, j’arrive.

A propos ratonnedebiblio

Elle fait le pari que les gens curieux ont une longueur d'avance dans la vie.
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